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Chauffage et production d’eau chaude en copropriété


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Une fois la rénovation globale de la copropriété accomplie, il convient de se pencher sur le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.

En effet, en cas de changement de système de chauffage, il est important de le dimensionner en fonction des travaux réalisés afin que sa puissance soit adaptée à la copropriété. Cela permet d’augmenter la durée de vie de la chaufferie et de limiter l’investissement.

Suite à l’audit énergétique, il est indispensable de réaliser un calcul de coût global pour vérifier la pertinence du changement de chaufferie. Cela permet de prendre en compte le coût d’installation, le coût du nouveau combustible, le coût de maintenance et d’entretien. En fonction de l’âge de la chaufferie actuelle et des travaux réalisés sur la copropriété, il peut être très pertinent d’avoir un nouveau système de chauffage.

En effet, le remplacement d’une chaudière ancienne présente souvent le meilleur ratio réduction des consommations d’énergie par rapport à l’investissement consenti.

Il convient de rappeler dans l’ordre décroissant, le combustible le plus cher jusqu’au moins cher :

  • Propane
  • Electricité
  • Réseau de chaleur
  • Fioul
  • Gaz naturel
  • Granulés de bois en vrac
  • Plaquettes de bois

Dans tous les cas le choix d’un combustible devra se faire en fonction :

  • De la taille de la copropriété,
  • De sa consommation énergétique,
  • De la proximité des combustibles,
  • De l’étude d’approvisionnement en énergie (obligatoire dans le cas d’une rénovation lourde de plus de 1000m² SHON arrêté du 18/12/2007).

Autres astuces :

  • Vérifier l’existence du réseau de gaz naturel ou d’un réseau de chaleur proche de la copropriété ; à noter que raccorder un bâtiment au réseau de chaleur ne permet de signer un contrat de fourniture qu’avec l’opérateur exploitant le réseau en question alors que raccorder le bâtiment au réseau de gaz permettra de mettre en concurrence les différents fournisseurs de gaz naturel pour retenir celui proposant les tarifs les plus avantageux et, le cas échéant, d’en changer ultérieurement.
  • Veiller à couper les circulateurs du réseau de chauffage en-dehors de la période de chauffage.
  • Afin de responsabiliser chaque copropriétaire le chauffage et l’eau chaude sanitaire devra être comptabilisé par logement.  Cela peut être mis en place avec l’installation de compteur énergétique par logement.
  • Le réseau de chauffage devra être désemboué et équilibré.
  • En fonction de la chaufferie et de sa régulation, il peut être pertinent d’installer des robinets thermostatiques ou des têtes électrothermiques sur les radiateurs.
  • Le réseau de bouclage de chauffage et d’eau chaude sanitaire devra être correctement calorifugé afin de limiter les pertes inutiles.
  • La température intérieure des logements devra être limitée à 20°C.
  • Si le système de régulation le permet, il peut être pertinent selon les copropriétés, de réduire la température de chauffage pendant la nuit.

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