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« Encore de nombreux progrès à réaliser dans le désamiantage » – Sébastien Sureau (SNED)


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ENTRETIEN AVEC
Sébastien Sureau, secrétaire général du Syndicat National des Entreprises de Démolition. Membre de la Fédération Française du Bâtiment, le Sned rassemble les entreprises spécialisées dans le désamiantage et la déconstruction.

Où en sommes-nous avec l’amiante ?

Beaucoup de bâtiments rénovés ou déconstruits renferment des quantités plus ou moins importantes d’amiante. Le fait est qu’aujourd’hui, nous constatons une meilleure connaissance de l’enjeu de l’amiante et une meilleure maîtrise de ses risques par les maîtres d’ouvrages, même s’il reste beaucoup de progrès à faire. Mais, globalement, cette prise de conscience du risque et de la nécessité de l’évaluer, notamment dans les bâtiments tertiaires et logement sociaux, va dans le bon sens.

Quel chemin reste-t-il à parcourir ?

La sensibilisation a été longue. Et, malgré les progrès réalisés, force est de constater que les préparatifs indispensables d’un chantier de désamiantage ne sont pas systématiquement complets. C’est l’objet de notre participation à ce Grand Circuit : sensibiliser les maîtres d’œuvre et les maîtres d’ouvrages à la préparation d’un chantier de désamiantage : repérage, diagnostic, élaboration des stratégies de désamiantage… Car c’est le maillon faible de la chaîne : très régulièrement, les maîtres d’ouvrage ne font pas de repérage préalable ou partent d’un ancien diagnostic nécessairement incomplet, car non destructif.

Concernant les résultats des analyses en laboratoire, on constate, comme l’INRS, des pratiques assez différentes. Notamment, les stratégies de prélèvement qui doivent normalement être déployées sur le chantier ne le sont pas toujours selon les règles de l’art. Ce qui induit au final des productions qui vont être mises en place de manière différenciée selon les chantiers. Et des différences de résultats en fonction des laboratoires pour les mêmes chantiers.

De la même manière, les diagnostiqueurs disposent encore de marges de progrès. On constate des diagnostics incomplets, imprécis, des stratégies de prélèvement inadaptées… des laboratoires qui ne travaillent pas de manière unifiée, et, en bout de chaîne, des désamianteurs aux méthodes différentes. Les métiers de l’amiante ne sont pas aussi « industrialisés » qu’on le souhaiterait. C’est notre rôle de faire en sorte que toute la chaîne puisse présenter les bonnes pratiques, pour montrer à quel point chaque étape est importante.

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