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Patrimoine immobilier : pourquoi la capture 3D devient incontournable

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La capture de la réalité s’impose progressivement comme un outil stratégique pour visualiser, gérer et transformer le patrimoine immobilier. Longtemps réservées à des usages experts, les technologies de scanner 3D, de jumeau numérique et de BIM deviennent aujourd’hui plus accessibles, portées par le cloud, l’intelligence artificielle et la baisse des coûts matériels. Face à cette démocratisation rapide, de nouveaux enjeux apparaissent : choix du matériel, fiabilité des logiciels et exploitation réelle des données. Décryptage d’un marché en pleine mutation avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

5 points à retenir :

  • Jumeau numérique, BIM, capture 3D… les nouvelles armes pour visualiser, gérer et transformer un patrimoine immobilier.
  • Pourquoi les collectivités, bailleurs ou propriétaires se tournent massivement vers la capture de la réalité.
  • Lidar, cloud et IA : les révolutions technologiques qui rendent les scanners 3D plus accessibles.
  • Prix cassés vs solutions fiables : les pièges à éviter quand on choisit son matériel de capture.
  • Un bon scanner c’est aussi un bon logiciel (et comment éviter les fichiers inutilisables).

Aujourd’hui, on parle de la capture de la réalité. Quels sont les usages associés à cette technologie ?

La capture de la réalité, c’est un terme qui englobe plusieurs notions : jumeau numérique, scanner, BIM, etc. L’idée est de capturer un espace réel pour le modéliser en trois dimensions. Cela permet ensuite de générer des jumeaux numériques, des visites virtuelles, mais aussi des outils de travail très concrets pour les professionnels qui doivent intervenir dans ces espaces.

Dans le secteur du bâtiment, ces technologies vont bien au-delà de l’immobilier traditionnel. Par exemple, une collectivité, un bailleur social ou un propriétaire disposant d’un vaste patrimoine a besoin de connaître et de suivre ses bâtiments. Or, les plans sont souvent anciens, parfois obsolètes, et les usages évoluent. Avoir une base de données en 3D de son patrimoine, exploitable et partageable, devient donc un vrai levier d’efficacité, notamment pour simuler des travaux. Et aujourd’hui, les coûts ont largement baissé, ce qui ouvre ces outils à un public plus large.

Justement, ces technologies nécessitent du matériel et des logiciels. Qui sont les acteurs historiques du secteur ?

Historiquement, les grands fabricants de scanners 3D comme Leica Geosystems ont dominé le marché. Ils proposent du matériel très performant, mais coûteux, nécessitant également des logiciels complexes et des compétences élevées. Depuis quelques années, on observe une forte évolution du marché.

Parmi les grandes tendances, on observe :

  • L’usage du Cloud, qui permet de traiter les nuages de points à distance avec plus de puissance.
  • L’automatisation par l’intelligence artificielle, qui simplifie les processus. Avec par exemple l’apparition d’acteurs comme Matterport, qui ont démocratisé la génération automatique de jumeaux numériques à partir de simples prises de vue, avec un niveau de compétence requis beaucoup plus faible.

On voit apparaître de nouveaux entrants. Qu’en est-il ?

Effectivement, les composants clés comme les capteurs Lidar deviennent très accessibles. On les retrouve dans les smartphones, les tablettes, les véhicules autonomes, ou même dans le secteur de la santé. Cette démocratisation réduit drastiquement le coût des scanners.

Résultat : on voit émerger une nouvelle vague de fabricants, notamment asiatiques et américains, qui proposent des solutions bien moins chères.

Quels sont les points de vigilance pour les acheteurs ?

Le prix attire, évidemment. Un scanner valait 20 000 € il y a deux ans ; aujourd’hui, on trouve du matériel à 3 000–5 000 € avec des performances prometteuses. Mais attention : le scanner seul ne fait pas la solution.

Ce qui compte, c’est :

  • la qualité du traitement logiciel (souvent négligée),
  • l’expérience accumulée par les fabricants historiques sur les usages pros,
  • la compatibilité avec les chaînes logicielles et réglementaires françaises,
  • le support technique et la maintenance.

Acheter uniquement sur critère de prix, c’est risquer de se retrouver avec des fichiers inutilisables ou difficilement exploitables dans un cadre professionnel. Le mieux reste de s’entourer de prestataires sérieux, qui conseillent et assurent la pérennité des solutions.

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