Quelles visions pour le véhicule électrique dans la ville ? Réponses d’experts avec Renault

Nicolas Schottey, Program Director EV battery & charging infrastructure chez Renault, et Pierre Marcellin, Key Account Manager, répondent aux questions sur la recharge des véhicules électriques à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

Retranscription

Le véhicule électrique : réalité ou produit de niche ?

Juste un chiffre. Aujourd’hui, 10 % des ventes du groupe Renault sur les voitures citadines sont déjà électriques. En véhicule utilitaire, c’est encore au dessus.

Comment faire pour rouler en véhicule électrique dans les hypercentres quand on n’a pas de place de parking ?

Pour moi il y a vraiment deux réponses. Pour la première, il faut vraiment que l’on arrive à mettre des systèmes qui sont plutôt sur des infrastructures partagées (donc je pense que la voie publique est un vrai point). L’utilisation de parking notamment, on va avoir des parkings qui vont être de moins en moins utilisés puisque l’on est en train de sortir la voiture du centre ville. Puisqu’ils sont moins utilisés pourquoi ne pas mettre des bornes ? On est en train de travailler sur ces sujets là pour vraiment créer ces milieux dans lesquels on va pouvoir recharger sa voiture. On pourra aussi probablement réserver sa borne. Après, l’autre solution, c’est la location.

Renault propose-t-il des solutions spécifiques pour les copropriétés ?

Cela fait trois ans que l’on travaille sur la copropriété de façon assez active et on n’a pas trouvé la bonne solution. Soit on fait une solution que les syndics adorent, où c’est l’utilisateur de la voiture qui doit tout payer. Dans ce cas, ça passe super bien en assemblée générale. Sauf que moi je ne vends pas de voitures. Soit, la borne est prise en charge par la copropriété, et à ce moment là il y en toujours qui vont demander pourquoi ils devraient payer pour leurs voisins. Donc au final ça ne se fait pas non plus. On est vraiment sur ce point de crispation autour de la copropriété : comment faire avancer vraiment les choses ? Faut-il légiférer un peu plus ?

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