Emission – Incendie, pas chez moi
Les Immeubles de Grande Hauteur (IGH) et les Établissements Recevant du Public (ERP) sont soumis à des exigences strictes en matière de sécurité incendie, où chaque détail technique peut faire la différence entre conformité et risque majeur. Comment garantir la sécurité des occupants tout en maîtrisant les coûts et les contraintes réglementaires ? Quels sont les pièges à éviter lors de la mise en œuvre des installations critiques ?
REPLAY
Emission 26 juin – Incendie, pas chez moi (E21)
Jean Gaiao, Didier Rousseau, Abdelkrim Amari et Voussad Sehaki détaillent le fonctionnement concret d’un poste de sécurité incendie dans un immeuble de grande hauteur (IGH) de 4 tours (800 logements, 3 000 résidents), incluant la gestion des risques, les procédures d’urgence et les équipements clés.
Points clés
- Un IGH de 4 tours : 800 logements, 3 000 résidents
- Les équipements de détection et de mise en sécurité (SDI, CMSI, désenfumage, portes coupe-feu)
- Comment les agents interviennent en cas d’alerte : levée de doute, compartimentage, désenfumage
- Les procédures de coordination avec les pompiers (accès prioritaires, colonnes humides, RIA)
- Les enjeux de maintenance et de redondance (surpresseurs, bâches incendie, contrôles réguliers)
- Le retour terrain sur les contraintes quotidiennes (rondes, gestion des défauts, continuité de service)
Intervenants




Selon le ministère de l’Intérieur, les IGH représentent moins de 1 % du parc immobilier français, mais concentrent une grande partie des enjeux de sécurité incendie. Entre la complexité technique des installations, les obligations réglementaires strictes et le rôle des différents acteurs, les commissions de sécurité deviennent un vrai casse-tête pour les gestionnaires. Jean Gaiao (MJ2L Consult), Khaled Ait Mokhtar (MJ2L Consult) et Nadham Sérat (G2S Sécurité) décryptent avec Xavier Faure comment anticiper ces enjeux, éviter les pièges et transformer ces commissions en levier de valorisation pour le bâtiment.
Points clés
- IGH : classé à partir de 50 m en habitation ou 28 m pour les autres bâtiments, indépendamment de l’année de construction
- L’isolement des niveaux, principe clé de la sécurité incendie en IGH
- Trois familles d’installations techniques : sécurité incendie, électricité, communication
- Redondance obligatoire : chaque équipement de sécurité alimenté par deux sources électriques
- Contrôle périodique annuel en IGH, tous les 5 ans en habitation classique
- La commission de sécurité examine, visite et tranche par un avis favorable ou défavorable
- Une commission se déroule en 3 temps : revue documentaire, visite, rédaction du PV (jusqu’à 6h)
- Les agents SSIAP 1, 2 et 3, encadrés par l’arrêté du 2 mai 2005
- Le rôle social des agents : au-delà de la sécurité, un vrai lien avec les occupants
- À Paris, trois acteurs se prononcent : architecte sécurité, pompier, laboratoire central
- En région, le rôle central revient davantage aux pompiers
- Nouvelle exigence : essais grandeur réelle des colonnes humides à Paris
- Manquements fréquents : documents manquants, installations non vérifiées, observations non suivies
- Un avis défavorable expose à des sanctions financières, administratives et à une dépréciation du bien
Intervenants




Selon le ministère de l’Intérieur, les incendies dans les parkings souterrains ont augmenté de 40 % en 5 ans. Les grands ensembles, avec leurs spécificités techniques, leur nombre important de résidents et leurs contraintes réglementaires, doivent concilier sécurité incendie, intégration des nouveaux usages comme la recharge électrique, et maîtrise des coûts. Jean Gaiao (MJ2L Consult), Christophe Levrel (l’ARC), Dimitri Attali (syndic) et trois présidents de conseil syndical de grands ensembles parisiens donnent avec Xavier Faure les clés concrètes pour naviguer entre normes, IRVE, électricité et budgets.
Points clés
- Les incendies dans les parkings souterrains ont augmenté de 40 % en 5 ans
- Dans un grand ensemble, une gestion horizontale s’ajoute à la gestion verticale de chaque tour
- La gestion horizontale peut représenter 50 à 60 % des enjeux, un poids loin d’être négligeable
- Le conseil syndical n’a légalement aucune obligation de compétence, un vrai paradoxe
- Vigilance sur les devis : tout ce qui est proposé n’est pas toujours réglementairement obligatoire
- Le syndic, chef d’orchestre entre mandataire sécurité, conseil syndical et bureaux d’études
- La communication et la pédagogie envers les copropriétaires, un vrai défi dans les grands ensembles
- IRVE : deux solutions techniques, opérateur de charge privé ou colonne horizontale Enedis
- Un véhicule électrique a 20 à 60 fois moins de risque de prendre feu, mais un incendie bien plus violent
- La loi impose de présenter un projet IRVE en AG dès qu’il y a un parking, pour encadrer le droit à la prise
- Anticiper plutôt que subir : plans pluriannuels, état des lieux et projets priorisés
- Les normes évoluent plus vite que les bâtiments, d’où la nécessité de négocier avec l’administration
- Pour une grosse rénovation de sécurité incendie, compter 4 à 5 ans entre anticipation et réalisation
- Le bureau d’études, devenu aussi un rôle de conseil, doit trouver le compromis entre technique, budget et réglementation
Intervenants







Ne ratez pas les prochaines émissions !
Le programme des Émissions Améliorons La Ville de septembre sera bientôt disponible.
Aucun résultat.
