Équipements connectés : aller au-delà de la fonction primaire

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Si Legrand est très connu pour ses produits destinés au marché du résidentiel, environ 50 % de son chiffre d’affaires en France est pourtant réalisé dans le secteur tertiaire. Emmanuel Ballandras, directeur développement Partenariats et Relations Extérieures de l’entreprise, apporte un éclairage sur la valeur d’usage des objets connectés dans les bâtiments tertiaires.

Quel rôle peuvent jouer les équipements connectés dans les bâtiments tertiaires ?

Avec les enjeux sociétaux que sont la performance énergétique, la sécurité ou la santé, on ne peut plus se permettre de « subir » le bâtiment tertiaire. On doit au contraire en comprendre finement les « patterns », les habitudes d’utilisation des murs, des couloirs, des lieux de convivialité, des salles de réunion et des espaces de travail pour le piloter et l’exploiter le plus efficacement possible. Les objets connectés, et notamment ceux installés dans l’infrastructure électrique et numérique du bâtiment, sont de formidables vecteurs d’information, et donc d’une meilleure compréhension, et ce grâce aux données qu’ils génèrent.

De nos réflexions Legrand, largement partagées au sein d’associations comme Ignes, le Gimelec ou la Smart Building Alliance, émerge ensuite l’idée qu’un bâtiment doit pouvoir générer du service et permettre une véritable expérience, que l’on soit salarié, visiteur ou exploitant. Pour ce dernier, comprendre comment le bâtiment « vit » permet, par exemple de libérer de l’espace lorsque c’est possible : une salle de réunion initialement pensée pour 10 personnes mais qui, dans la pratique, n’en accueille régulièrement que 4 ou 5 pourra être reconfigurée afin d’offrir de précieux m2 à d’autres usages. De même, il est possible d’indiquer aux équipes de nettoyage de ne pas intervenir si telle ou telle salle n’a accueilli personne dans la journée, et ainsi faciliter le parcours du personnel et optimiser la facture. Dans les deux cas, qui a véhiculé l’information ? Pourquoi pas un détecteur de présence intelligent, nécessaire pour détecter et de là assurer aux usagers un bon niveau d’éclairement, mais dont la connectivité générerait en plus de précieuses informations exploitables.

En tant que Directeur Technique, Concierge, Facility Manager ou même investisseur, je peux disposer de ces informations. Mais il reste nécessaire que ces informations soient récoltées, croisées, analysées et articulées par des data-scientists, start-upers ou intrapreneurs dont la mission consistera à rendre compréhensibles et exploitables ces données, et rendre possible des décisions et actions pertinentes et efficaces.

On peut ajouter aux objets connectés un sens en termes de sécurité et de santé des occupants. Avec les règles de distanciation sociale qui s’appliquent actuellement, ils peuvent contribuer à organiser une circulation plus fluide et plus sûre dans le bâtiment.

Quelle est la solution connectée phare de Legrand destinée aux bâtiments tertiaires ?

Legrand propose un bloc autonome d’éclairage de sécurité (BAES) connecté, qui permet à un Facility Manager de connaître instantanément l’état de ces appareils indispensables à la sécurité des occupants, directement depuis son mobile, sa tablette ou son écran d’ordinateur. Il peut ainsi connaître précisément et sans se déplacer l’emplacement des BAES en panne afin de les remplacer. La réactivité et le gain de temps générés par cette détection est d’autant plus appréciable que l’exploitant doit s’assurer et rendre compte tous les mois du bon fonctionnement de ces éclairages.

Deux technologies permettent cette fonctionnalité :

  • Une approche en « adressable » avec un bus ;
  • Une approche en connecté en s’appuyant sur le module de télécommande des blocs dans l’armoire électrique.

Cette dernière approche est idéale pour toutes les rénovations où moins de 63 BAES sont nécessaires. Elle est accessible à tous les installateurs électriciens, sans aucun changement dans le mode de pose.

Comment se porte le marché du connecté chez Legrand ?

Lorsque nous avons lancé notre programme Eliot en 2015, nom formé de la contraction des mots “électricité” et “IoT” (Internet des objets), nous avions pour ambition de créer un état commun de réflexion et d’innovation, en interne et avec tous nos clients et partenaires sur le marché, autour de l’IoT et de sa rencontre avec le Bâtiment. À ce moment-là, l’entreprise réalisait 220 millions d’euros avec des objets connectés, sur un chiffre d’affaires global de 4,5 milliards dans le monde. En 2019, le CA Eliot représente désormais plus de 800 millions d’euros sur un chiffre d’affaires global de 6,6 milliards d’euros. Une progression remarquable due à notre rythme de lancement de nouvelles solutions, comme nos gammes d’appareillage connecté Céliane, Mosaic et dooxie with Netatmo, my Home Domotique, les portiers vidéos, ou encore les BAES Legrand. Et aussi à l’arrivée dans notre famille, en novembre 2018, de Netatmo, avec son thermostat et ses têtes thermostatiques connectés, ses caméras intérieures comme extérieures, sa station météo connectée et plus généralement son expertise en matière d’expérience utilisateur. Legrand met à présent le cap sur le milliard d’euros de CA Eliot à horizon 2022 !

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